Caractéristiques
Description
Lucarnes Ce n’est pas un hasard si figure en couverture de ce nouveau livre l’idéogramme kou, en chinois » bouche « . Ce signe se réfère bien sûr d’abord aux petites ouvertures qui donnent leur titre au livre : cette » petite lucarne / ouverte // au fond /du tableau » qui semble le faire communiquer, conne dans un tableau de Vermeer, avec un autre monde. Mais ce signe désigne aussi la bouche béante dans l’instant de ‘émerveillement : » elle est venue, dit le poète / l’inattendue l’éblouissante // sitôt / disparue « . Innombrables sont ces instants pour qui sait les accueillir et chaque poème en est comme la trace, peut-être aussi peut-être la clef. Car, écrit Goorma » nul / ne rencontre le poème // sans / se rencontrer « . Le poème n’est pas simple souvenir, mais principe actif. Il nous aide à voir et à entendre. Comme le poète, le lecteur qui vit profon-dément le texte doit pouvoir éprouver lui aussi cette étrange impression : » je m’éveille soudain / regardant tout autour // comme venant / de tomber du ciel « . C’est alors que subitement la lucarne s’ouvre à la vision : » le soir appuie / son front noir // sur la vitre / et te regarde « . Et c’est alors que se fait sensible, dans un parfait silence, le passage de la grâce. Car toujours, rappelle le poète, » l’effroi est /grand ouvert // au vertige / de la grâce. » Et ce sont au contraire l’habitude et le confort qui nous empêchent de la recevoir. Au plus sombre des jours, la grâce reste présente en nous : » par le sourire en nous / de la clarté // la grâce demeure / invaincue « .
Résumé
Ce n’est pas un hasard si figure en couverture de ce nouveau livre l’idéogramme kou, en chinois » bouche « . Ce signe se réfère bien sûr d’abord aux petites ouvertures qui donnent leur titre au livre : cette » petite lucarne / ouverte // au fond /du tableau » qui semble le faire communiquer, conne dans un tableau de Vermeer, avec un autre monde. Mais ce signe désigne aussi la bouche béante dans l’instant de ‘émerveillement : » elle est venue, dit le poète / l’inattendue l’éblouissante // sitôt / disparue « . Innombrables sont ces instants pour qui sait les accueillir et chaque poème en est comme la trace, peut-être aussi peut-être la clef. Car, écrit Goorma » nul / ne rencontre le poème // sans / se rencontrer « . Le poème n’est pas simple souvenir, mais principe actif. Il nous aide à voir et à entendre. Comme le poète, le lecteur qui vit profon-dément le texte doit pouvoir éprouver lui aussi cette étrange impression : » je m’éveille soudain / regardant tout autour // comme venant / de tomber du ciel « . C’est alors que subitement la lucarne s’ouvre à la vision : » le soir appuie / son front noir // sur la vitre / et te regarde « . Et c’est alors que se fait sensible, dans un parfait silence, le passage de la grâce. Car toujours, rappelle le poète, » l’effroi est /grand ouvert // au vertige / de la grâce. » Et ce sont au contraire l’habitude et le confort qui nous empêchent de la recevoir. Au plus sombre des jours, la grâce reste présente en nous : » par le sourire en nous / de la clarté // la grâce demeure / invaincue « .
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